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Pendant la crise sanitaire, les UD FO toujours sur le front

Pendant la crise sanitaire, les UD FO toujours sur le front

Les Unions départementales Force Ouvrière ont, dès le début de la crise, pris des initiatives locales afin de répondre aux salariés qui les interrogeaient, rencontraient des difficultés ou pour assurer leur sécurité et leur santé, notamment ceux ne pouvant recourir au télétravail et donc contraints de se rendre physiquement sur le lieu de travail, dans tous les secteurs d’activité.

La France fait face aujourd’hui à une grave crise sanitaire, rappelait Yves Veyrier : « L’enjeu est prioritairement de mettre tous les moyens pour assurer la protection de la santé et la sécurité, évidemment des agents des services publics, mais de l’ensemble des salariés qui sont mobilisés en matière de santé, en matière d’approvisionnement. ».

Il saluait, dans son éditorial du 24 mars tous les adhérents, militants et responsables de syndicats, unions départementales, fédérations de branches d’activité, FO et leur engagement, aujourd’hui en particulier, à tous les niveaux pour répondre aux questions – nombreuses et souvent angoissées – des salariés.

Sous différentes formes, les Unions départementales FO ont assuré et assurent encore leur rôle, accompagnant leurs adhérents, mais aussi tous les salariés qui les saisissent, mais aussi en interpellant les autorités administratives ou les employeurs selon le cas.

Dans le contexte de crise sanitaire inédit en France et dans le monde, FO a tenu et tient sa place d’organisation syndicale, libre et indépendante.

Les hôpitaux restent une situation particulière

Afin d’alerter sur la situation des hôpitaux dont les salariés sont aujourd’hui en première ligne face à la crise sanitaire, plusieurs Unions départementales ont ainsi écrit aux préfets départementaux. C’est le cas ainsi de L’UD FO de l’Essonne qui a, par exemple, envoyé une lettre ouverte au Préfet du département, dans laquelle elle a relevé les risques et inquiétudes des salariés ainsi que les mesures à prendre pour les préserver. Initiative identique dans l’Isère où l’Union départementale FO a interrogé le préfet pour connaître les mesures prises dans le département pour protéger la santé des personnels, notamment ceux des hôpitaux dans lesquels le manque de masques et gel hydroalcoolique était criant. Les UD pointent toutes du doigt la situation des personnels soignants, obligés de fabriquer eux-mêmes leurs masques, le nombre insuffisant de lits de réanimation, de lits de soins intensifs pour tous les malades et soulignant l’épuisement du personnel hospitalier, surmené et pour certains obligés de travailler même malades, rappelant que FO dénonce depuis longtemps et “hors temps de crise” le manque de personnel.

FO toujours vigilante

Dans cette période troublée, il est parfois difficile de savoir quels sont ses droits ou ses obligations. Si certains employeurs ont parfois une méconnaissance des mesures à mettre en place, tant celles-ci évoluent au fil des jours, d’autres veulent s’en affranchir. Face à cette situations, FO reste vigilante pour préserver les droits des salariés. C’est le cas en Dordogne ou l’UD a dû intervenir auprès du directeur de cabinet du préfet pour signaler une entreprise qui refusait les demandes de ses salariés pour bénéficier d’un arrêt maladie pour garde d’enfant, les déclarant individuellement en activité partielle.

L’UD 24 a ainsi demandé aux services de l’État d’intervenir dans cette entreprise, mais aussi plus généralement « auprès des entreprises de Dordogne pour rappeler les règles en vigueur protégeant l’activité économique ET les salariés », proposant que cette initiative soit accompagnée d’une action d’information conjointe des chambres patronales.

Tous les secteurs concernés

Que ce soit dans les transports en commun ou dans le secteur du commerce alimentaire, FO a fait remonter des droits d’alerte pour obtenir le matériel nécessaire à la protection de la santé des salariés assurant leurs missions : des gants, du liquide hydro-alcoolique, des masques, des lingettes désinfectantes, mais aussi la possibilité de ne plus avoir de contact avec les liquidités, une protection (vitre Plexiglas) pour diminuer la proximité avec les usagers, sans oublier du savon et bien entendu l’accès à des sanitaires.

Dans le secteur du commerce, secteur essentiel en cette crise sanitaire et où les salariés sont exposés quotidiennement, l’Union départementale FO de l’Essonne a insisté pour que des mesures soient prises pour préserver et améliorer leur situation. Aussi, pour l’UD 91, l’embauche du personnel supplémentaire permettrait de compenser la surcharge de travail et les absences éventuelles, tout comme le déploiement d’un service de sécurité adapté aux mesures de flux clients permettrait de faire face à d’éventuelles incivilités de clients, faire respecter les mesures de distance et de maîtrise des flux clients. Bien entendu, l’UD réclame la mise à disposition de chaque salarié des gants, du gel hydroalcoolique et des masques en quantité suffisante, mais aussi, une organisation du travail plus adaptée avec des horaires décalés permettant aux salariés des rayons de limiter le contact avec les clients et la suspension des services non-alimentaires n’ayant pas un caractère d’utilité publique.

Parmi ses interventions, l’Union départementale des Yvelines a insisté sur la situation des salariés dans la distribution pharmaceutique. En effet, les livreurs doivent porter leurs caisses de médicaments, parfois à travers la file d’attente pour entrer dans la pharmacie et se trouver face au pharmacien, masqué pour sa part. “Le jour où le livreur sera malade, qui fournira les médicaments à la pharmacie ? Les gants et le gel ont mis du temps à être fournis aux livreurs, dans un stock à peine suffisant, et de plus il serait peut-être bon de considérer ces personnels comme des éléments de la chaîne de santé.

De même, qu’elle s’inquiète, à juste titre de la situation des salariés des magasins de la grande distribution alimentaire. Elle demande, comme d’autres Unions départementales FO, leur fermeture le dimanche. Le personnel, de moins en moins nombreux, subissant une surcharge de travail sans repos, ou avec 15 minutes toutes… les 5 heures, comme dans certains drives où une même personne peut travailler plus de 10 heures d’affilées. Alors même que le confinement de la population permet en effet de se réapprovisionner en semaine. Pour l’UD FO 78, il faut  “laisser ainsi un jour, le dimanche, aux salariés de l’enseigne pour souffler.

Dans les Charentes maritimes, le syndicat OSDD17, soutenu par l’Union départementale, a interpellé la direction de Pôle emploi, en lui rappelant que les agents sont en contact quotidiennement avec leurs collègues et surtout avec les demandeurs d’emploi, les employeurs et les partenaires. En soulignant les facteurs de risque, Force Ouvrière demande des mesures concrètes pour la sécurité des agents.

Par ailleurs, à l’échelle nationale, à la suite d’une audio conférence tenue entre les DSC, les secrétaires du CSEC et le DGARH, la direction générale a annoncé la fermeture complète et totale des agences au public ainsi que le remboursement des frais kilométriques aux salariés contraints d’aller sur le lieu de travail et utilisant leur véhicule plutôt que les transports en commun, revendications soulevées par Force Ouvrière.

En Haute-Marne, comme partout en France, les élus FO jouent pleinement leur rôle. Ainsi, dans une entreprise locale, un CSE extraordinaire s’est réuni dès le 13 mars pour adopter les premières mesures dont celle de renvoyer les personnes à risques à la maison (pathologie grave ) et de mettre en place des feuilles d’arrêt pour pouvoir garder les enfants. Un nouveau CSE a été réuni, le 17 mars, actant l’arrêt de la production, plaçant un maximum de salariés a été placé en télétravail.

Répondre à l’angoisse des salariés, accompagner, recenser les mesures et les contrôler, le rôle des élus est multiple

Ailleurs, les élus du CSE ont décidé d’utiliser leur droit d’alerte envers leur direction qui continuait à faire venir les salariés de production sur site. Considérant que cela présente un risque pour la santé des salariés, et ne pouvant utiliser ni le droit de retrait, ni le droit de grève, les membres du CSE ont fait le choix d’utiliser ce droit.

D’autres élus ont obtenu, par leur action, ici des dispositions adaptées pour les salariés (prise de température à l’entrée de l’usine, port de masques fournis obligatoires, gel hydro à de multiples endroits de l’usine), là, la tenue de CHSCT d’urgence pour des personnels Atsem et des animateurs que l’on faisait venir sans assurer leur sécurité ou uniquement afin qu’ils assurent leur volume horaire et alors qu’il n’y avait pas de besoin réel. L’Union départementale FO a soutenu leur demande que toute contamination soit déclarée imputable au service.

Dans un autre département, la poursuite des réunions CHSCT de la Mairie de la ville ayant été annulée, le syndicat continue, par mail, à envoyer les questions des agents, mais surtout assure le suivi des syndiqués par mail.

Le cas des travailleurs isolés

Dans une même dynamique, plusieurs Unions départementales ont souligné la situation particulière des salariés isolés, travaillant à domicile et ou se déplaçant à domicile notamment les assistants maternels, les aides à domicile, les aides ménagères, les auxiliaires de vie, même si, ceux-ci sont parfois organisés dans des structures associatives et autres. “Ces salariés sont exposés et exposent de nombreuses personnes dont certaines sont extrêmement fragiles, du fait de leurs circulations ou des contacts multiples avec les parents, les enfants, les malades, les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées… et leur famille.

Ainsi, l’Union Départementale Force Ouvrière du Cantal, avec le syndicat FO des Assistantes Maternelles, a écrit au Président du Conseil départemental, au directeur de la Direccte, ainsi qu’à la Préfète concernant les conditions d’accueil des enfants et les conditions de travail de ces salariées suite aux mesures de confinement. Pour l’UD, les consignes adressées aux Assistantes Maternelles par le Conseil Départemental, questionnent. Comment peut-on demander aux Assistantes Maternelles d’augmenter, sans formalisme, leur capacité d’accueil ? Hier, 4 enfants en bonne santé posaient problème aux services de PMI ; aujourd’hui 6 enfants à domicile, peut-être porteurs du virus pourraient être accueillis alors même que ni la sécurité sanitaire, ni leur sécurité tout court, ne peuvent être assurés dans des locaux non prévus à cet effet.

L’UD FO 15 a également souligné que la sécurité des Assistantes Maternelles ne peut pas non plus être garantie puisqu’elles ne disposent d’aucun matériel qui leur permettrait de mettre en place leur protection : gel hydroalcoolique, gants, masques. L’UD et le syndicat ont demandé que leur soit fourni de toute urgence ce matériel.

Dans la Fonction publique, des réponses très différentes pour affronter la crise sanitaire

Il a fallu, parfois, voire souvent, l’intervention conjuguée des syndicats, des UD et des Fédérations concernées, pour obtenir le respect des consignes gouvernementales.

Ainsi, sur la situation d’Assistants d’éducation obligés de venir travailler pour effectuer du travail informatique non essentiel, l’intervention de l’UD FO 52 auprès Direction départementale de l’Education nationale a permis de régler la question.

A la DGFIP, l’action de FO auprès de la direction départementale a permis de fermer tous les accueils au public (sauf et de manière exceptionnelle pour des situations compliquées et urgentes qui ne peuvent être traitées par téléphone ou mail) ; seuls les agents placés sur des missions prioritaires (afin de maintenir le service public et assurer les rémunérations de tout le personnel travaillant au sein des établissements hospitaliers, mais aussi les paiements des dépenses des établissements hospitaliers ainsi que l’enregistrement des recettes, les bons de secours donnés aux familles en difficulté ou la gestion des budgets des collectivités territoriales et donc les rémunérations des agents territoriaux) se rendent au travail en assurant un roulement pour éviter un nombre important d’agents en présence dans les sites. Autres mesures obtenues aisément : placer en confinement les personnes présentant les pathologies énumérées par l’ARS ainsi que les parents d’enfants de moins de 16 ans qui ont fait valoir leur droit à confinement et que tous les télétravailleurs déjà connus soient placés automatiquement en télétravail permanent.

Une simple déclinaison des mesures annoncées par le Premier ministre mais qui parfois peinent à se mettre en place, même dans les services de l’État.

Concernant les établissements scolaires, l’UD FO 25, comme beaucoup d’Unions départementales, a interpelé le Préfet. Il est en effet demandé aux enseignants et aux agents municipaux d’accueillir les enfants de soignants, alors qu’aucun matériel de protection, comme des masques, n’est mis à disposition des personnels qui sont exposés à des enfants plus susceptibles que les autres de transmettre le virus, étant donné la profession de leurs parents.

Pour l’UD FO 91, la crise sanitaire ne peut être que porteuse d’une prise de conscience. Ainsi, elle se félicite « que dans des moments de crises, le Gouvernement et les responsables politiques locaux se rendent compte de l’utilité des services publics et de la protection sociale. En ce qui nous concerne ce constat renforce notre détermination à défendre la République Sociale et nous espérons que chacun pourra en prendre conscience au plus haut niveau, et apportera les moyens nécessaires pour la renforcer et non la remettre en cause. »

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