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Éducation nationale : FO veut un dépistage généralisé avant toute reprise

Éducation nationale : FO veut un dépistage généralisé avant toute reprise

Alors que le président de la République a annoncé la réouverture progressive des crèches, des écoles, des collèges et des lycées à partir du 11 mai prochain, la FNEC FP FO (enseignement, culture et formation professionnelle), revendique un dépistage généralisé des élèves et des personnels en préalable à toute reprise. Une position votée par la majorité des membres du CHSCT ministériel réuni le 3 avril dernier. Si le ministère « persiste » à vouloir faire reprendre les cours « au prix de la santé des personnels », la fédération FO invitera ces derniers à faire valoir leur droit de retrait, a-t-elle averti ce 14 avril.

Le 13 avril au soir, Emmanuel Macron, a annoncé la réouverture progressive des crèches, des écoles, des collèges et des lycées à partir du 11 mai prochain.

Le Président a donné deux raisons à cette décision. La situation actuelle creuse les inégalités entre les enfants et il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, de redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services.

Un retour au travail qui, a -t-il précisé, sera préparé par le gouvernement avec les partenaires sociaux pour que des règles soient établies afin de protéger les salariés au travail, ajoutant qu’il s’agit de la priorité.

Dans les crèches, les écoles et les établissements du second degré, le gouvernement aura à aménager des règles particulières pour organiser différemment le temps et l’espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants, avec le matériel nécessaire. Il le fera dans la concertation, a également indiqué le Président.

L’École n’est pas la garderie du Medef

La réaction de la FNEC-FP FO ne s’est pas fait attendre. Le Président met en avant les inégalités sociales qui se sont accentuées avec l’enseignement à distance, pourtant vanté par le ministre de l’Éducation nationale. C’est vrai, mais nous constatons aussi que depuis plusieurs jours des voix se sont élevées pour accélérer la reprise de l’économie et faire repartir la production. L’Éducation nationale et ses personnels ne sont pas une variable d’ajustement pour les besoins du marché. Cette décision ne trompe personne, d’autant plus que les universités restent fermées, les étudiants n’ayant pas besoin d’être gardés. L’École n’est pas la garderie du Medef., déclare la fédération FO dans un communiqué ce 14 avril.

Quant aux aménagements, comme l’enseignement par petits groupes à certains moments de la journée déjà évoqué par le ministre de l’Éducation nationale, ils exigent des moyens supplémentaires et donc l’annulation des suppressions de postes prévues à la rentrée 2020, souligne la fédération FO.

L’avis du CHSCT ministériel sera-t-il entendu ?

Mais avant toute reprise, la fédération FO exige des tests sérologiques pour organiser un dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel du 3 avril dernier.

La majorité des membres de cette instance a en effet voté l’avis proposé par les représentants FO en faveur d’un dépistage généralisé aux personnels et aux élèves comme préalable à toute reprise d’activité.

Pour la situation immédiate, l’avis exige afin d’endiguer l’épidémie, pour assurer la sécurité et protéger la santé de tous les personnels, la mise en place du dépistage systématique comme le préconise l’OMS (Organisation mondiale de la santé ndlr) à commencer par celui des personnels ayant des symptômes et ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, de tous les personnels travaillant dans les pôles d’accueil des enfants de soignants ou ceux s’étant rendu sur leur lieu de travail ces trois dernières semaines, ainsi que de tous les personnels à risque.

Cet avis du CSHCT ministériel n’engage pas l’administration et le ministère dispose d’un délai de deux mois pour répondre. Il n’en reste pas moins que les personnels sont en droit d’espérer qu’il soit entendu, et à temps.

Mais si le président de la République a admis que l’utilisation la plus large possible des tests et la détection sont une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement et que le nombre de tests pratiqués chaque jour allait augmenter, d’abord pour les personnes âgées, les soignants et les plus fragiles, il a également indiqué : Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n’aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptôme doit pouvoir être testée.

Comment seront déclinés ces propos dans l’Éducation Nationale ? Sachant que les enfants sont souvent porteurs du virus sans symptômes apparents, on comprendra que la question s’y pose avec une acuité particulière. Si les conditions ne sont pas réunies, la fédération FO invitera les personnels à utiliser leur droit de retrait

La fédération FO revendique aussi la désinfection des écoles, collèges, lycées et services. Enfin, elle demande des matériels de protection (gel hydro-alcoolique, gants et masques FFP2) en quantité suffisante, sachant que les personnels présents sur leur lieu de travail depuis le début du confinement dans le cadre de l’accueil des personnels soignants attendent toujours…

Ces revendications sont autant de préalables à toute reprise des cours que la fédération FO rappellera au ministre de l’Éducation nationale qu’elle doit rencontrer (par visioconférence) ce mercredi 15 avril. Si celui-ci « persiste » à faire reprendre les cours « au prix de la santé des personnels », avertit-elle, la fédération -qui a déposé un préavis de grève jusqu’au 30 mai- invitera ces derniers à utiliser leur droit de retrait.

Ces CHSCT en sursis mais heureusement encore là…

Au cours du CHSCT ministériel du 3 avril, la FNEC FP FO a également dû alerter sur des entraves à la tenue des CHSCT locaux. Dans la période actuelle, il est évident que les instances doivent continuer de se réunir, et en particulier les CHSCT locaux, a reconnu la Direction générale des ressources humaines (DGRH).

Au passage, on peut se féliciter que le décret d’application de la loi de modernisation de la Fonction publique concernant la suppression des CHSCT (loi dont les fonctionnaires FO revendiquent l’abrogation) n’ait pas encore été publié…

La question de la reprise se pose dans un climat déjà tendu

Le CHSCT du 3 avril a adopté un deuxième avis qui demande la mise en place immédiate d’un groupe de travail du CHSCT pour la définition, la mise en œuvre et le suivi de la sortie du confinement et de la reprise des activités, du point de vue de la santé et de la sécurité au travail, dans les écoles, établissements et services de l’Éducation nationale. A la différence du premier, cet avis a été adopté à l’unanimité et l’administration l’a d’ores et déjà retenu.

De fait, la question des conditions de la réouverture totale des écoles, lycées, collèges et services de l’Éducation nationale, se pose dans un contexte déjà tendu. Dans le secondaire, la volonté du ministre de maintenir coûte que coûte sa réforme du baccalauréat, n’y est pas pour rien.

Des suppressions de postes toujours au programme

De plus des suppressions de postes restent programmées dans les lycées et collèges pour la rentrée 2020 par les instances ad hoc (comités techniques académiques (CTA) et Comités techniques spéciaux départementaux (CTSD)). Ce dernier constat a déjà conduit six organisations syndicales de l’Éducation nationale, dont la FNEC FP FO, à adresser une lettre commune au ministre Jean-Michel Blanquer, le 8 avril dernier.

Dans ce courrier, les organisations syndicales prennent acte de l’annonce de 1248 postes supplémentaires dans le premier degré, mais considèrent que cette dotation reste insuffisante pour couvrir tous les besoins et qu’elle doit être « à nouveau abondée ».

Pour FO, il y a urgence à développer les services publics

N’ayant pas attendu l’allocution présidentielle pour se préoccuper de l’accroissement des inégalités en période de confinement, elles expliquaient déjà que la diminution des effectifs par classe est plus que jamais nécessaire pour pouvoir mettre en place des « conditions pédagogiques diversifiées ».

Et elles concluaient : Ces besoins doivent se traduire par des personnels supplémentaires et non par le recours à des heures supplémentaires. Dans les écoles, les établissements et les services, des dotations supplémentaires doivent avoir lieu, afin de préparer au mieux la rentrée 2020 qui aura un caractère nécessairement exceptionnel.

Pour la fédération FO, qui, dans sa déclaration liminaire au CHSCT ministériel du 3 avril, a rappelé que 69 000 lits d’hôpitaux ont été supprimés depuis 2003, dont 4148 pour la seule année 2018, il y a maintenant urgence à satisfaire les revendications portées, notamment par Force Ouvrière, en matière de maintien et de développement des services publics dont chacun aujourd’hui vante les bienfaits, à commencer par le gouvernement.

EVELYNE SALAMERO, JOURNALISTE L’INFO MILITANTE

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